CINÉMA : MERCREDI 22 JUILLET 2026

GORGONÀ, de Evi Kalogiropoulou – 1h35
Drame post-apocalyptique avec Melissanthi Mahut, Aurora Marion, Christos Loulis
Score : 3/5
Le scénario
Au cœur d’une petite cité-État chaotique dominée par une gigantesque raffinerie pétrolière, les hommes, tous armés, détiennent le pouvoir. Leur chef Nikos, gravement malade, doit organiser sa succession. Des tensions s’installent lorsqu’il inclut sa protégée, Maria, parmi les prétendants au trône. Le destin de cette jeune femme va basculer avec l’arrivée d’Eleni, une chanteuse qui va enflammer le bar de la ville…
Mon avis –
Dans cette dystopie cinématographique, située dans une Grèce portuaire et qui vit de la raffinerie pétrolière, Evi Kalogiropoulou mêle la mythologie avec l’évocation de ces gorgones, des créatures fantastiques de la mythologie grecque, dont le regard pétrifie et dont la chevelure abondante était symbolisée souvent pas des serpents , et une culture moderne, plus trash, où la violence peut surgir au détour d’un chemin de traverse. La cinéaste explore cet univers en se plaçant du côté féminin avec des personnages qui assument la violence, refusant de baisser la garde face aux hommes, pratiquent une sexualité ouverte…La cinéaste raconte : « J’aurais aimé aller encore plus loin, multiplier les scènes d’arts martiaux par exemple, or elles coûtent cher. Mais, je me suis adaptée aux contraintes. En Grèce, on apprend à être flexible, on n’a pas le choix. »
Féministe, l’histoire montre la force que Maria et Eleni récupèrent dès lors qu’elles s’unissent et remettent en question leur sort et leur obéissance à la gent masculine. « Mon film peut sembler violent, mais il donne à ressentir ce que subissent des femmes dans de trop nombreuses sociétés. Il faut se battre pour faire valoir nos droits légitimes. Et nos désirs. »
