
Chaque semaine, cette rubrique évoquera quelques bandes annonces à venir et offrira une déclaration récente d’un ou une artiste.
Semaine du 28 octobre
« Nous avons été catapultés dans une société que nous ne comprenons pas, qui devient de plus en plus polarisée et agressive envers les plus fragiles, à quoi s’ajoute l’effondrement du vivant, l’avenir incertain et l’inaction face aux catastrophes climatiques de plus en plus fréquentes, les craintes que fait naître l’intelligence artificielle… Ce n’est pas facile de trouver sa place dans le chaos…. Mais je garde espoir. Je crois que c’est Nina Simone qui dit que la liberté, c’est de ne pas avoir peur. »
Marilou Aussilloux – Politis, 15 octobre 2026
Le Fantôme de l’opéra, d’Alexandre Castagnetti
Moulin, de László Nemes
Sanguine, de Marion Le Corroller
Quelques mots d’amour, de Rudi Rosenberg
Semaine du 21 octobre
Peking Opera Blues, de Tsui Hark
Clayface, de James Watkins
Wicker, de Alex Huston Fischer, Eleanor Wilson
Le Roi du game, de Éric Judor
Semaine du 12 octobre
Naza, de Yuval Abraham, Rachel Szor
« Quand j’étais enfant, je voulais être Ellen Ripley dans Alien. C’était mon modèle. C’était difficile de trouver au cinéma des personnages féminins forts. Bizarrement, les films d’horreur en étaient remplis. Je regardais les films où les femmes triomphaient du monstre. C’étaient elles qui survivaient à la fin. Et Ripley a toujours été ma préférée. »
Jessica Chastain – Première, octobre 2026
Malfaisante, de Rob Savage
Street Fighter, de Kitao Sakurai
Semaine du 7 octobre
« C’est la première fois que je fais (avec Karma : NDR) un thriller psychologique, un genre de cinéma que j’adore regarder. Cela permet de raconter des choses très profondes sur l’humain, tout en restant dans le domaine du divertissement. C’est un film réaliste avec un grand suspense. J’ai trouvé très jouissif de jouer avec ces codes, tout en pensant à ce que le spectateur allait s’imaginer ou à la façon dont il allait réagir. J’ai envie qu’il soit bousculé, surpris, plongé dans le suspense, dans l’émotion, qu’il vive une expérience unique et intense. »
Marion Cotillard – Elle, 1er octobre 2026
Ni vue ni connue, de Marc Fitoussi
La Maison de nos rêves, de Claude Zidi Jr.
Semaine du 30 septembre
Notre salut, de Emmanuel Marre
« Pour moi, Notre Salut n’est pas un film sur la collaboration au sens strict. C’est un film sur ce que le régime de Vichy a fait seul, sans pression allemande. Le mot « collaboration », on est obligé de l’utiliser, mais ça veut juste dire que ces gens étaient du mauvais côté de l’Histoire. J’espère que le film apportera quand même un regard sur le fait que, oui, le régimé de Vichy est né de la défaite et de l’occupation d’une partie du territoire français. Mais, en zone libre, jusqu’au 11 novembre 1942, il n’y avait plus de police allemande… Je crois que c’est important de rappeler cela. »
Emmanuel Marre – Paris Match, 24 septembre 2026
Digger, de Alejandro González Iñárritu
Verity, de Michael Showalter
Semaine du 23 septembre
« J’avais 10 ans lorsque je suis parti en Allemagne avec mon père, officier supérieur qui participait alors à la reconstruction du pays dans le cadre du plan Marshall. Nous avons vécu en Francfort, puis à Hambourg avant que je sois envoyé en pension à Wilhelmshaven, qui avait été la principale base de sous-marins allemands. Chaque matin, je regardais, fasciné, les U-Boot. Mon éducation a été façonnée par ces paysages de destruction et de désolation. Quand je traversais l’Allemagne en train, je découvrais depuis les quais des gares des kilomètres et des kilomètres de ruines. «
Ridley Scott – Première, septembre 2026
Garance, de Jeanne Herry
Le Fantôme de l’Opéra, de Alexandre Castagnetti
Avengers : Endgame, de Joe Russo, Anthony Russo
Semaine du 16 septembre
« Je crois que nous portons tous en nous plusieurs vies possibles. Même lorsque nous sommes heureux et en accord avec nos choix, il existe toujours d’autres chemins que nous aurions pu prendre. La Vie d’une femme parle de cela avec beaucoup de délicatesse, sans regret ni nostalgie. Nous continuons à évoluer toute notre vie. »
Léa Drucker, Marie-Claire – octobre 2026
Si tu penses bien, de Géraldine Nakache
Histoires de la nuit, de Léa Mysius
Resident Evil, de Zach Cregger
Semaine du 9 septembre
« Je crois que j’ai beaucoup d’instinct et d’intuition. Et que j’ai appris à entraîner mon esprit pour développer ces qualités. J’ai aussi une grande sensibilité. Et puis mon art est mon compagnon favori. Attention, j’ai aussi des amis auxquels je tiens, et les hommes de ma vie ont été plus que des compagnons, ils m’ont permis de développer de nouveaux sentiments. Mais il est vrai que j’ai été passionnée par ce métier dès mes débuts, et je n’ai jamais cessé d’apprendre, de tenter de jouer au mieux, de développer au mieux chaque personnage que j’ai joué. Ma singularité, c’est sans doute ça : un mélange d’impulsivité, de talent peut-être, et d’apprentissage permanent. »
Faye Dunaway – Le Parisien, mardi 8 septembre 2026
La Vie d’une femme, de Charline Bourgeois-Tacquet
Les Ensorceleuses 2, de Susanne Bier
Les Héros du Louvre, de Élie Chouraqui
Semaine du 2 septembre
« Quand j’ai réalisé « Tout ce qui brille » avec Leila (Bekhti), je me souviens de ce journaliste qui m’a demandé si ça parlait d’une amitié entre une musulmane et une juive. Mais pas du tout. Ce sont deux sœurs qui rêvent de franchir le périph' ».
Géraldine Nakache – Elle, 27 août
Trois adieux, de Isabel Coixet
The Opera !, de Davide Livermore, Paolo Gep Cucco
Sovereign, de Christian Swegal
Semaine du 26 août

« Julie (en 12 chapitres) a non seulement changé ma vie, mais aussi le regard que je porte sur le métier. À l’époque, je faisais beaucoup de théâtre, un exercice âpre, je voulais percer dans le cinéma, mais ça n’arrivait pas comme je le souhaitais. Alors, j’ai décidé de tout arrêter pour devenir charpentier – j’aime beaucoup le travail du bois, construire des choses, ce sentiment d’indépendance. »
Renate Reinsve – Elle, 13 août 2026
Coyote vs Acme, de Dave Green
Dégel ,de Manuela Martelli
La Frappe, de Julien Gaspar-Oliveri
Semaine du 19 août
« Quand je discute avec de jeunes actrices, je vois qu’elles n’échappent pas à la peur de vieillir. En revanche, j’ai l’impression qu’elle n’hésitent plus à faire une pause pour devenir mère. Ce n’était pas si simple à mon époque, mais cela ne m’a pas empêchée de faire deux enfants. »
Michelle Monaghan – Elle, 6 août 2026
Mutiny, de Jean-François Richet
La Nirvana, de Hakim Bougheraba
Semaine du 12 août
« Pour débuter cette course contre la montre de Soudain, j’ai commencé par la langue. L’apprentissage du texte, mais avec la méthode de Ryûsuke Hamaguchi: des lectures à plat qui travaillent autant le corps que l’esprit. Avec un laps de temps aussi court, apprendre à lire le japonais était un défi. Mais assimiler la grammaire m’a aidée à comprendre comment les idées et les émotions s’y articulent. Ça m’a aussi permis de créer un lien supplémentaire avec Ryûsuke car je lui avais demandé d’enregistrer les phrases de dialogues en plusieurs versions, de la plus lente à la plus rapide. Sa voix m’orientait sur les accents toniques, car le japonais est beaucoup plus droit que nos langues latines. Et quand il m’a dit très tôt qu’il voulait filmer deux âmes, j’ai compris qu’il était impossible de construire ce personnage-là comme j’en avais l’habitude. Il fallait simplement s’ouvrir à l’expérience et la vivre. »
Virginie Efira – Première, juillet-août 2026
Soudain, de Ryûsuke Hamaguchi
Tombé du ciel, de Mohamed Hamidi
La Fin d’Oak Street, de David Robert Mitchell
Une aube nouvelle, de Yoshitoshi Shinomiya
Semaine du 5 août
« La vie n’est faite que de mouvements contraires, on pleure aux mariages et on rit aux enterrements ».
Marina Foïs – Vanity Fair, août 2026
La Pat’Patrouille : le film, mission Dino, de Cal Brunker
Les Gendarmes, de François Prévôt-Leygonie, Stephan Archinard
Semaine du 29 juillet
Spider-Man : Brand New Day, de Destin Daniel Cretton
« Je trouve qu’en France l’inclusion est pathétique. Ce n’est pourtant pas très compliqué. En Norvège, le pays de ma famille maternelle, les différences sont quand même beaucoup plus respectées. Ne serait-ce qu’à l’école, les enfants autistes bénéficiens de deux aidants, ce qui leur permet d’être intégrés aux classes standards. On sait aujourd’hui qu’un enfant autiste aura 90% de chances supplémentaires d’avoir un travail et une indépendance plus tard. »
Sara Mortensen, Paris Match, 23 juillet
Les Matins merveilleux, de Avril Besson
Semaine du 22 juillet
De la Comédie-Française, de Martin Darondeau, Bertrand Usclat
« Adolescente, j’avais le sentiment que tout ce que j’étais physiquement ne convenait pas, mon image toute entière était un complexe ! Je ne correspondais pas à la norme. J’avais une gêne plutôt ciblée au niveau de la poitrine. Maintenant, je m’en contrefiche. J’ai la grande chance d’avoir des amies qui ne sont pas très portées sur leur image. J’en parle parfois, mais sinon ce n’est pas un sujet dans nos conversations, c’est une vraie liberté. »
Sephora Pondi – Elle, 9 juillet 2026
Charlie et les kangourous, de Kate Woods
Semaine du 15 juillet
« Je ne suis pas venu à L’Odyssée par la littérature ou les concepts, mais par le genre : le grand film d’aventures mythologiques avec ses dieux, ses monstres et ses créatures. Tout ce qui me fait rêver enfant. C’est dans ce monde-là que je voulais me plonger. Et de ce point de vue, L’Iliade – ou l’adaptation qu’aurait été Troie – reste avant tout un récit de guerre, là où L’Odyssée déborde de mythologie avec du merveilleux partout. C’était l’occasion de faire un film que l’on n’avait jamais fait à cette échelle. »
Christopher Nolan – Première, juillet/août 2026
Ulysse, de Christopher Nolan
Comète, de Élie Wajeman
Semaine du 8 juillet
« Si on me qualifie « d’icône », c’est aussi parce que je suis là depuis longtemps. Sophie Marceau, Charlotte Gainsbourg et moi, on a commencé à peu près au même âge notre carrière; dans l’inconscient des Français, on est un peu comme des repères. Ce temps qui nous lie, je ne le prends pas à la légère, je trouve ça très beau. »
Vanessa Paradis, Marie-Claire, juin 2026
Vaiana, la légende du bout du monde, de Thomas Kail
La Chaleur, de Stéphane Demoustier
Evil Dead Burn, de Sebastien Vaniček
Semaine du 1er juillet
« Je suis un produit de mon environnement comme nous tous. Et j’utilise en effet une forme artistique qui me permet d’exprimer ce que je ressens d’année en année, de décennie en décennie. Mais la plupart des films que je fais résultent de choix intuitifs. Je n’intellectualise pas. Je ne me suis pas assis en me disant : « Il est temps que je raconte l’histoire d’Abraham Lincoln, ça va vraiment faire du bien aux États-Unis. » La seule chose que je peux vous dire, c’est que Disclosure Day est mon premier film situé dans le monde contemporain depuis longtemps. »
Steven Spielberg – Première/ Hors Série n°30 – Juin 2026
La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, de Antonin Baudry
Permis de détruire, de Eric Fraticelli
In Waves, de Phuong Mai Nguen
















