BANDES-ANNONCES 2026


Chaque semaine, cette rubrique évoquera quelques bandes annonces à venir et offrira une déclaration récente d’un ou une artiste.

Semaine du 3 juin


« Je ne suis absolument pas pour la censure. Je suis contre cette folie purificatrice. Je pense que personne n’est pur. Dans mon métier, j’ai vu des gens empêchés de travailler juste parce qu’il y avait une dénonciation sur un réseau sans même qu’il y ait un dépôt de plainte. Je trouve ça très dangereux. »

Agnès Jaoui Le Parisien, mercredi 27 mai 2026


La Bataille de Gaulle : l’âge de fer, de Antonin Baudry

L’Affaire Zanetti, de Leonardo Di Costanzo

Anna et les Enfants, de Diane Clavier

Semaine du 27 mai

« C’est vrai que je travaille beaucoup car je trouve que mon métier, c’est de l’artisanat. Mais je m’amuse toujours sur les tournages, car que me souviens de l’enfant que j’étais. J’ai décidé d’être comédienne à l’âge de 8 ans parce que pour moi c’était la chose la plus drôle au monde. »

Victoria Luengo Le Parisien, mardi 19 mai 2026

Le Dernier Été de Frida et Diego, de Deborah Colker


« Vous savez que l’expression « jet set » n’était pas employée ? Un jour, j’entends un copain de Roman Polanski dire : « J’étais à Cannes avec la jet set. » Je lui ai demandé ce que c’était, je trouvais que le mot claquait et j’ai imaginé que des potes propriétaires d’un bar qui ne marche pas décident d’y inviter la jet set, pour faire venir du monde. »

Fabien Onteniente – Libération, mardi 19 mai 2026


Holly Destructors, de Aistė Žegulytė

Semaine du 20 mai


« Quand j’ai commencé, je sentais ce petit truc où on voulait savoir ce que faisaient mes parents, leur milieu social, leur regard sur mon métier et, à un moment donné, je me suis rendu compte que je ne faisais pas rêver. »

Eye Haïdara Libération, mardi 12 mai 2026


The Mandalorian and Grogu, de Jon Favreau

Les Goûteuses d’Hitler, de Silvio Soldini

Semaine du 13 mai

« Je n’ai pas eu une enfance ou une adolescence « classique ». J’étais en permanence entourée d’adultes, sur des plateaux, dans des discussions qui ne sont pas celles d’une enfant. Ça m’a fait murir très vite, parfois trop. L’adolescence a été une période assez dure, notamment à cause des castings. On est constamment comparé, évalué, et à cet âge-là, où l’on est déjà en train de se construire, ça peut être violent. On se demande ce qu’on a de moins, ce que l’autre a en plus… Avec le recul, ça m’a renforcée, mais sur le moment, c’est déstabilisant. J’ai aussi vu mon corps changer à travers les films. Il y a des images que j’ai eu du mal à accepter. À certains moments, c’était presque douloureux de me regarder. »

Anamaria Vartolomei Marie Claire, juin 2026


Élise sous emprise, de Marie Rémond

Junk World, de Takahide Hori

Semaine du 6 mai

Mortal Kombat II, de Simon McQuoid


« Ce n’est pas un métier facile pour la famille, surtout pour les enfants. J’ai grandi avec des parents commerçants qui travaillaient beaucoup, mais qui étaient là tous les soirs. Dans ce métier, on peut partir deux mois en tournage, être complètement absorbé. Je sais qu’il y a eu des moments où je n’ai pas été assez présente pour ma fille. Je m’en suis d’ailleurs excusée auprès d’elle. Mais en même temps quand je suis montée à Paris, ce n’était pas pour mener une vie classique. Je ne me suis jamais dit : « Je vais fonder une famille, avoir des enfants, et rester chez moi. » Mon rêve, c’était ce métier. »

Alexandra LamyPremière, mai 2026

Pour le plaisir, de Reem Kherici

The Criminals, de David Mackenzie


Semaine du 29 avril


« Au delà de la création d’un couple de cinéma avec Eya Bouteraa, qui joue Lilia dans « À voix basse », c’était aussi la naissance d’une amitié avec elle, Hiam Abbass et Leyla Bouzid. Au final, ce tournage m’a changée. C’était la première fois que je tournais avec une réalisatrice. On a beaucoup partagé toutes les quatre autour de questionnements très féminins, sur le récit, mais bien au-delà. Ça m’a renforcé sur le féminisme, sur la féminité. Pour le reste, le fait d’être seule dans un autre pays, ça donne du temps pour observer. D’autant que moi, avec les tournées pour la danse, je suis souvent en troupe et on passe très peu de temps dans les lieux… »

Marion Barbeau – Le Parisien, mercredi 22 avril 2026


Die My Love, de Lynne Ramsay

Le diable s’habille en Prada 2 , de David Frankel

Elfie et les Super Elfkins, de Ute von Münchow-Pohl

Semaine du 22 avril

Michael , de Antoine Fuqua


« Nos pères constituent le bon exemple de la mutualisation d’anecdotes qui nous a permis de parler des années 80 et d’une famille confrontée au chômage. Mon père, lui, a travaillé toute sa vie au Centre français du commerce extérieur (le CFCE), devenu UbiFrance. Quand j’allais à son bureau, j’avais l’impression d’être dans un univers à la Jacques Tati, où tout le monde était habillé pareil, l’imper, l’attaché-case, le journal… Je me souviens que, petit, je ne savais pas du tout ce que signifiait le mot « cadre ». Mon père insistait beaucoup sur ce statut, « cadre moyen », « cadre supérieur ». C’était très opaque, cette hiérarchie. »

Éric Toledano –

Télérama, 14 avril 2026


Drunken Noodles, de Lucio Castro

Semaine du 15 avril

Juste une illusion , de Olivier Nakache et Eric Toledano


« On pense qu’en 2026, nous sommes émancipées, mais ce n’est pas vrai.Ces femmes de la haute bourgeoisie écrasées par leur milieu et leur statut, c’est un monde discret et secret, qui perdure pourtant. Elles ont beau donner l’impression de s’être adaptées à la modernité, la chape de plomb est toujours là. J’ai été séduite par l’atmosphère du scénario de David Roux (pour Femme de : NDLR) dès les premières pages. J’adore Chabrol et forcément, un drame dans la bourgeoisie catholique de province évoque son univers. Incarner une héroïne qu’il aurait pu inventer, mystérieuse, énigmatique, qui semble se laisser faire, mais n’en pense pas moins, c’est un beau cadeau pour une actrice. Il y a presque une dimension hitchcockienne dans ce rôle. »

Mélanie Thierry Elle, 2 avril 2026


Le Réveil de la momie, de Lee Cronin

Good Luck, Have Fun, Don’t Dieu, de Gore Verbinski

Semaine du 8 avril


« Aussi loin que je souvienne, j’ai toujours débarqué sur un plateau de tournage envahi par le doute. Plus le premier jour approche, plus je me demande si je vais être à la hauteur… ou même si je sais encore jouer. Mais cette angoisse disparaît assez vite. Dès que je comprends que je ne me suis pas trompé dans la porte d’entrée du personnage. Il me faut simplement un temps d’adaptation à ce côté factice du tournage, et même à la présence de la caméra. Ça, je ne m’en suis pas vraiment guéri. »

Daniel Day-Lewis Première, avril 2026


La Femme, de David Roux

Le Cri des gardes, de Claire Denis

Cocorico 2, de Julien Hervé

Semaine du 1er avril


« Comme je dois passer deux mois sur un tournage, je me convaincs toujours que c’est une chef d’œuvre ! D’autant que je viens d’un milieu où le cinéma est un art total, avec des maîtres, et même des « philosophes », comme le critique Serge Daney, qui était très copain avec ma mère, aimait rigoler et enseigner, et avec lequel j’ai fait des voyages et échangé une correspondance. »

Melviv Poupaud Télérama, 25 mars 2026


The Drama, de Kristoffer Borgli

Compostelle, de Yann Samuell