CINÉMA : MERCREDI 27 MAI 2026

TOUT VA SUPER, de Patrick Cassir – 1h31
Comédie dramatique avec Hakim Jemili, Noémie Lvovsky, Marie Colomb, Rudy Milstein
Score : 3/5
Le scénario
Elie est soulagé. Après plusieurs années à s’occuper de Sylvaine, sa mère envahissante et malade : elle est guérie ! Il va enfin pouvoir penser à lui. Dans un bar, il rencontre Anaïs. Ils tombent très vite amoureux. Mais l’euphorie est de courte durée, Sylvaine fait une rechute. Tiraillé entre cette nouvelle histoire d’amour et la maladie de sa mère, Elie va être très vite dépassé !
Mon avis –
Le point de départ du film – la vie des proches d’une malade – est un sujet qui pourrait plonger le spectateur en plein pathos. Il n’en est rien. Patrick Cassir réussit à évoquer le thème de la maladie avec humour en s’appuyant sur Noémie Lvovsky qui campe avec une grande justesse cette mère rattrapée par « son » cancer. Elle incarne aussi une femme qui est souvent sans filtre, parfois à la limite de la dureté. Pour ce faire, le cinéaste avoue avoir été influencé par un Judd Apatow. Il souligne : « C’est quelqu’un qui a autorisé les gens de ma génération à traiter ce genre de sujet s’ils en ont envie. Et j’aime les pitchs qui ne sont peut-être pas extraordinairement forts au départ mais qui se déploient. Tirer le quotidien vers la comédie, c’est ce que j’aime faire. »
Mêlant engueulades et réconciliations, cette comédie dramatique ménage quelques moments qui ne peuvent que toucher, notamment quand mère et fils doivent affronter de nouveau la maladie. Il faut signaler la présence inattendue de Camille Chamoux, qui joue le docteur Ackerman, la cancérologue qui a bien du mal à évoquer la maladie sans se départir d’une certaine froideur, d’une distance et qui apporte des moments inattendus dans ce récit. Et avec la présence de l’aide-malade, qui découvre le métier avec Sylvaine, et qui est vraiment un personnage un peu lunaire, le film ménage quelques séquences décalées, inattendues et drôles.
De même, la relation avec la petite amie, incarnée par Marie Colomb avec un vrai naturel, ménage quelques beaux moments de tendresse, mais aussi de doute et qui permet de tirer l’histoire vers la vie.
