La bonne idée de mise en scène, c’est de faire d’un banal bain public le cadre de la rencontre entre l’énigmatique Toru et Sachan (très juste Aoi Itô) qui est secrètement amoureuse de lui. Toru est, lui, plus fasciné par celle qu’il surnomme « la fille des nouilles soba » observée au réfectoire.
Si le film tire en longueur, sans doute parce qu’il manque au spectateur une connaissance profonde de la culture japonaise et de ses complexités, cette histoire – construite sur des « heureux hasards », même s’ils peuvent parfois conduire au drame -décrit bien la difficulté d’être à travers le sentiment d’isolement partagé entre deux adolescents à la beauté androgyne.
Description des tumultes de l’adolescence, passant à l’image d’un format plus rétro 4 :3 au plein écran, qui, symboliquement, donne de l’air au récit et ses protagonistes, le film décrit bien des émotions presque invisibles. Il est dommage que le propos n’ait pas été plus resserré pour éviter le sentiment de quelques vraies redites.
