Face à ce limier de l’écoute, le patron de la BEA, Philippe Rénier, est campé avec autorité et finesse par André Dussollier qui , tout en éprouvant de la sympathie pour Vasseur, sait aussi qu’il a pu, par le passé, commettre des erreurs, d’où la nécessité de conserver une certaine réserve à son endroit.
Si le film montre bien les enjeux de sécurité dans un univers technique où l’extrême sophistication le dispute à de gros enjeux économiques, si le cinéaste parvient à animer visuellement, cette enquête qui se fait surtout en milieu clôt, porté par un Pierre Niney impeccable, le film aurait gagné cependant à être un peu plus court pour éviter le sentiment de certaines redites et conserver un rythme plus soutenu.
Pour autant, cette histoire basée sur le conflit de l’homme et de la machine, ne manque ni de force, ni d’originalité.
