Un esclavage moderne

Et graduellement, on découvre le vrai visage de Souria -Soundos Mosbath est parfaite en fausse superficielle – qui se déguise pour séduire quotidiennement son amant tout puissant, a recourt visiblement, à la chirurgie esthétique pour être conforme à un modèle de courtisane de luxe. Face à cette expression d’hyperféminité de Souria, la cinéaste oppose la personnalité de Laura – Malou Khebizi excellente (Diamant brut) – qui est nettement moins féminine et plutôt en quête d’une forme de force virile (on le mesure dans la séquence de la boîte de nuit et dans ses entraînements physiques quotidiens).

Récit fort d’une violence de classe, portée jusqu’à ses extrêmes, ce Triangle d’or montre bien la zone de non-droit d’une société patriarcale d’un autre temps et cette forme d’esclavage moderne au cœur de Paris. Un monde comme le séquence finale, la police a peu d’arguments pour intervenir. Un sujet inédit qui est servi par une mise en scène forte.

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