CINÉMA : MERCREDI 29 JUILLET 2026

LE TRIANGLE D’OR, de Hélène Rosselet-Ruiz – 1h27
Drame avec Malou Khebizi, Soundos Mosbah, Ziad Bakri, Kassem Al Khoja
Score : 4/5
Le scénario
Pour gagner sa vie, Laura accepte un emploi au service de Souria. Installée dans un hôtel particulier du triangle d’or par son amant, un riche prince saoudien, Souria vit dans l’attente de ses visites. Tandis que Laura doit s’adapter à cet univers de luxe démesuré et de surveillance constante, un lien fragile se tisse entre les deux femmes. Mais Laura pressent qu’un danger pèse sur Souria et que cette cage dorée pourrait bien se refermer sur elles deux.
Mon avis –
C’est l’histoire d’un esclavage moderne au cœur de Paris, au sein de la communauté des richissimes princes des pays du Golfe qui utilisent des employés taillables et corvéables à souhait. Filmant le décor du splendide hôtel particulier sous toutes ses coutures, souvent au grand angle et à travers des caméras de surveillance, Hélène Rosselet-Ruiza a nourri son histoire de souvenirs personnels : de fait, elle a durant tout un été fait le ménage pour une riche Saoudienne, qui était « en fait l’amante d’un membre de la famille royale », et a connu les « rapports de domination très marqués. »
Dans toute la première partie du film, elle montre bien comment Souria reproduit les rapports de domination instaurés par son riche amant et parle avec mépris et rudesse à Laura qui a pris ce job pour aider ses proches alors qu’elle attend d’être intégrée à l’armée. Laura qui découvre petit à petit les secrets de famille, grâce aux confidences notamment du chauffeur-garde du corps, campé par Ziad Bakri. Un homme qui, lui aussi, vit sous la coupe de ses patrons qui n’hésite pas à lui mentir pour s’attacher ses services. Et puis, petit à petit, souffrant d’une solitude profonde dans cette cage dorée, Souria va se rapprocher de sa servante qui a eu le courage de se rebeller.
