Côté biopics, il y a des projets qui continuent de faire rêver. Ainsi ce Victor Hugo que devait tourner Marc Allégret en 1952, avec Charles Boyer dans le rôle principal et qui évoquait la vie du romancier en retrouvant l’émotion de certains de ses romans-fleuves. Hugo dont Robert Hossein rêvait d’adapter son Notre-Dame de Paris, en 1989, avec Belmondo en Quasimodo. Le même Belmondo qui, parmi les projets avortés, a failli jouer dans l’adaptation de Voyage au bout de la nuit, qui fit fantasmer bien des cinéastes, d’Abel Gance à Claude Autant-Lara, sans oublier Jacques Villeret. C’est Jean-Luc Godard qui fut pressenti pour tenter l’aventure, sur un scénario de Michel Audiard, écrit en 1964. Mais le film ne vit jamais le jour. Interrogé sur une possible version cinématographique et évoquant les séquences de boucherie sur les champs de bataille, Céline avait d’ailleurs prévenu : « Ça fait partie d’un grand film, vous représentez comme vous pouvez, débrouillez-vous ! »
Bref, cette étude cinématographie de écrit dans un style nerveux a de quoi susciter la curiosité des cinéphiles et autres aficionados du 7e Art, tant il regorge d’informations.
(*) Ed. du Rocher
Un des nombreux témoignages sur le rêve d‘e tourner d’adapter le Voyage au bout de la nuit.
