Il s’appelait Moussa

CINÉMA : MERCREDI 4 NOVEMBRE 2026

L’ARABE, de Malek Bensmaïl – 1H46

Drame avec Ahmed Benaïssa, Dali Benssalah, Hiam Abbass, Nabil Asli
 

Score : 3,5 / 5

Le scénario

1996, un journaliste, Kamel (Nabil Asli), se rend à Oran pour couvrir la guerre civile. Haroun (Ahmed Benaïssa), un vieil homme fatigué et fidèle lecteur, l’aborde et lui livre son histoire. Son frère, Moussa, a été assassiné en 1942. C’est lui « l’Arabe » dans L’Étranger, le roman d’Albert Camus, lui qui s’est fait assassiner par Meursault. Justice doit être faite !

Mon avis –

« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas… » Ainsi débute L’Étranger d’Albert Camus. C’est son premier roman. Il paraît en 1942, date à laquelle il situe son histoire, écrite comme un journal à la première personne du singulier. Son personnage, Meursault (il n’a pas de prénom, contrairement aux autres protagonistes), vient d’enterrer sa mère. Quelques jours plus tard, il tue de sang-froid un Arabe. On assiste à son procès. Jamais Camus ne lui donne ne serait-ce qu’un nom, une identité.

Partant du texte d’Albert Camus, l’écrivain Kamel Daoud, proposait une suite à cette histoire dans son ouvrage Meursault, contre-enquête. Il obtint le prix Goncourt du premier roman en 2015. Et si « l’Arabe » avait eu un frère qui aurait raconté l’évènement de son point de vue et surtout en lui redonnant un nom ? Son frère s’appelait Moussa.

Enfin, le réalisateur Malek Bensmaïl adapte librement le livre de Kamel Daoud. Il s’agit de son premier long métrage de fiction. Il donne quatre visages à Haroun, le petit frère de « l’Arabe », de son plus jeune âge à aujourd’hui.

Ainsi, tout est histoire de première fois, c’est ce qui réunit ces trois auteurs.

En un clic, la bande annonce

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