CINÉMA : MERCREDI 23 SEPTEMBRE 2026 (REPRISE)

Retour en salle du biopic évoquant les onze derniers jours de Samuel Paty : L’Abandon, de Vincent Garenq. Un film qui, à la lumière des enquêtes et des procès, revient sur l’engrenage qui a conduit à l’assassinat de l’enseignant.
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, est assassiné à la sortie de son collège. Un drame qui bouleverse la France. Sorti en salle dans la foulée de sa présentation au Festival de Cannes, L’Abandon retrace le destin tragique de l’enseignant et montre, avec précision, le rouage de la machination qui a permis cette exaction.
Antoine Reinartz campe avec finesse un enseignant dépassé par la situation, tant il sent le danger planer autour de lui. Il montre aussi comment quelques collègues ont lâché cet enseignant accusé et comment aussi la directrice – remarquablement campée par Emmanuelle Bercot – doit se débrouiller dans le maquis administratif pour trouver en urgence aide et soutien.Et le film montre clairement ce que peut provoquer un tel obscurantisme quand il est porté par un tel radicalisme et une telle médiocrité intellectuelle.
À la sortie du film, Vincent Garenq expliquait le choix du titre par une série « d’abandons, de dysfonctionnements, de lâchetés ou de naïvetés. » Très vite, Samuel Paty est ainsi confronté à une spirale infernale, même si on a tôt connaissance du mensonge à l’origine de l’affaire. Paroles du cinéaste : « Dans ce film, on sent une machine qui s’emballe alors que pourtant, très vite, on sait que la jeune fille a menti. C’est un aspect très étonnant. »
