Cette vieille dame « indigne » est campée avec une grande sensibilité par Carmen Maura qui joue avec une belle sobriété cette grand-mère qui redécouvre les chemins de l’amour, conserve un sacré appétit de vivre. Et refuse de céder aux diktats de la vieillesse
Derrière ce portrait d’une combattante, le film ne peut que toucher par la variété des thèmes abordés : la vieillesse bien sûr, l’éducation, la transmission, la fraternité… Et la réalisatrice utilise avec beaucoup d’imagination le décor du vieux Tanger pour y faire vivre l’ultime combat pour conserver sa liberté de Maria Angeles.
Une histoire émouvante même si elle aurait gagné à être un peu resserrée dans la deuxième partie. En prime, la nouvelle histoire d’amour vécue par cette vieille dame digne est traitée avec beaucoup de tact et de subtilité. Ce film a touché le Festival de Venise qui lui a décerné son prix du public.
