Tony Gatlif : latcho drom !

De la musique avant toute chose : son cinéma en est la preuve. Le flamenco berce Vengo, en 2000, les mélodies tziganes habitent toujours et encore Les Princes, en 1983, portrait sans fard de Roms vivant dans une cité HLM en banlieue parisienne,  et le rebétiko, si cher à la culture grecques et né dans les années 1920 de la rencontre entre population grecque et turque est célébré dans Djam, en 2017.

Mort à Arles, son port d’attache alors qu’il travaillait sur le projet d’un film historique, Tony Gatlif était un créateur qui aimait les chemins de traverse, la liberté de vivre loin de la foule. Un chantre joyeux des chemins de l’exil. Et cet amour des musiques avait sans nul doute apaisé ses colères profondes. Il disait : «  Depuis que j’ai ouvert les yeux avec une caméra, je me bats. Pour combattre le préjugé par la musique, le cinéma, la poésie ».

Son dernier film, Ange, en 2025, offrait un rôle original et singulier à Arthur H. dans un récit nourri de maximes à l’emporte-pièce. Tony Gatlif laisse dans son sillage des films célébrant, non sans poésie, l’errance, la marge et la liberté.

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