Des films inspirés par de sanglants faits divers

ESSAI


Certains scénarios de films devenus cultes ont été inspirés par la réalité. Dans Hollywood and True Crime Stories (*), Esther Hervy décrypte certains scénarios et raconte comment la réalité peut dépasser la fiction en horreur.

Tueurs en série, animaux féroces, maisons hantées… Certaines affaires ont nourri l’imaginaire de réalisateurs plus ou moins célèbres lors de tournages entrés dans l’histoire du cinéma. De Wolf Creek à L’Exorciste, en passant par Les Dents de la mer ou Les Griffes de la nuit, Esther Hervy signe avec Hollywood and True Crime Stories une étude précise de ces histoires vraies qui ont marqué le grand écran à jamais. Et souvent cartonné alors que leur budget de tournage était plus que modeste.

À travers dix histoires qui ont marqué le cinéma, l’auteure, née en 1977, revient sur des faits divers sordides, sanglants ou, entre attaques de squales et meurtres sanglants, en passant par des phénomènes surnaturels, elle passe en revue des histoires de sang et de mort. Le tout en commençant par la fiction, évoquant quelques anecdotes de tournage avant d’évoquer les faits divers qui ont pu inspirer les scénarios.

Prenons Massacre à la tronçonneuse, tourné au départ  avec un budget dérisoire de 60 000 dollars en 1973 et qui va cartonner. Tobe Hooper s’est ainsi inspiré de l’odyssée sanglante d’Ed Gein, arrêté en 1957, et qui avait influencé déjà Hitchcock dans Psychose, à travers la relation morbide entretenue par le personnage principal avec sa mère.  Pour coller le plus à la réalité de la vraie affaire, le réalisateur tourne dans une chaleur torride, décidant de laisser pourrir la viande sur place pour coller à ce qu’il a imaginé. Ce qui a joué bien sûr sur les conditions de tournage. Ainsi l’acteur principal Gunnar Hansen a raconté, comme le rapporte Ester Hervy : « On filmait dans une maison sans climatisation, avec de la vraie viande, de vrais os et des tripes. Les gens vomissaient sur le plateau. Mais Hooper tenait bon. Il voulait qu’on ressente physiquement l’horreur. »

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