Une vie sur la route

Avec cette immersion, le cinéaste se met dans les traces d’un Ken Loach en décrivant avec justesse et sans pathos cette existence rude d’une famille qui vit au plus près de la nature et en marge de la société dite « classique ». On le mesure dans la séquence où ils visitent une maison dans un lotissement et regardent avec presque naïveté des choses qui nous semblent banales comme un robinet dans la salle de bain ou un commutateur d’électricité qui dispense une lumière généreuse, sans qu’il ne faille jouer les apprentis sorciers avec un générateur qui tousse.

Ce qui manque à l’ensemble, c’est peut-être une perspective qui permette d’échapper au portrait qui finit par tourner un peu en rond sur ce clan qui préservé sa singularité de vivre . S’il est très juste de laisser les Travellers vivre librement devant la caméra – il y a de très belles séquences comme celle du jeu dans le champ de blé – on aimerait en savoir un peu plus sur l’ histoire de cette tribu qui refuse la sédentarisation..

Votre commentaire