Tout en respectant les codes du film d’époque et du film de genre, le réalisateur dirige les comédiens d’une manière très moderne et l’expression des sentiments se fait avec une grande économie de moyens. Comme, outre le suicide, les règles du seppuku exige que l’on rase la maison du coupable, laissant sa femme et son fils dans un dénuement complet, le film aurait pu jouer sur un pathos, la violence des sentiments, mais il n’en est rien. L’élément de plus qui vient apporter un élément dramatique supplémentaire, c’est le choix d’un seppuku avec un éventail toléré mais méprisé.
En évitant le piège d’un final sanglant et violent à l’image, en ne s’appuyant pas sur une bande sonore assourdissante, Yuji Kakizaki montre ce cérémonial de manière réaliste, humaine alors même que l’officiant est un ami du condamné, preuve de la soumission de l’individu aux directives morales du groupe. Et ce final est alors glaçant.
