Un des atouts du film, c’est de bien saisir cette formidable appétit de vivre et l’envie chevillée au corps de découvrir tout de la vie, et tout de suite. Et les séquences entre Géo et sa petite copine, issue d’un milieu nettement plus bourgeois, laisse apercevoir un moment de la vie où les questions de classe ne se posent encore pas trop… Comme si le monde des parents avait perdu un peu la boule. Commentaires du cinéaste : « Les adultes y sont à peine et apparaissent comme « dérangés », un peu fous, et d’un monde déclinant. Vu d’un enfant, c’est pas faux, non ? »
Une chose est sûre : cette fois encore, Bruno Dumont surprend son monde, quitte à en perdre certains sur le chemin, par cet espèce de fable sur l’enfance, la vie et la liberté.
