TV : sur FRANCE 5, samedi 19 SEPTEMBRE, à 22h35
OMAR M’A TUER, de Roschdy Zem – 1h55 (2011)
Drame avec Sami Bouajila, Denis Podalydès, Maurice Bénichou, Salomé Stévenin
Score : 3/5
Le scénario
Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la cave de sa villa de Mougins. Des lettres de sang accusent : « Omar m’a tuer ». Quelques jours plus tard, Omar Raddad, son jardinier, est écroué à la prison de Grasse. Il parle peu, comprend mal le français, a la réputation d’être calme et sérieux. Dès lors, il est le coupable évident. Il n’en sortira que 7 ans plus tard, gracié, mais toujours coupable aux yeux de la justice. En 1994, révolté par le verdict, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, écrivain convaincu de l’innocence d’Omar Raddad, s’installe à Nice pour mener sa propre enquête et rédiger un ouvrage sur l’affaire…
Mon avis –
Roschdy Zem signe un film en forme de plaidoyer pour la défense d’Omar Raddad en ne développant qu’au minimum les arguments de l’accusation. Il le fait dans une mise en scène sans esbroufe qui prend le temps de restituer un fait-divers très médiatisé et dans un style qui est proche du documentaire.
L’acteur-réalisateur s’est retrouvé très perplexe, il est vrai, devant les nombreuses lacunes d’un dossier qui semblait un brin bâclé. Par exemple, aucune trace de sang n’avait été détectée sur les vêtements qu’Omar Raddad portait au moment du crime et ses empreintes n’apparaissaient nulle part sur les lieux du crime. Les gendarmes s’étaient débarrassés de l’appareil photo qui contenait des clichés pris par la victime peu avant son décès. Enfin, son corps a été incinéré moins d’une semaine après le meurtre, alors que de nouvelles autopsies auraient dû être effectuées. Entre autres…
Le réalisateur a aussi passé quatre heures avec Omar Raddad avant d’écrire la version finale du scénario et être le plus factuel et précis possible, tout en cernant au plus près la personnalité de l’homme.

