La force du film et sa dénonciation d’une enquête plus que rapide repose sur les épaules d’un Sami Bouajila éblouissant et qui campe le bouc émissaire parfait, qui maîtrise mal la langue. Pour le comédien, l’homme semblait quelqu’un de très casanier : « Lorsqu’il n’accompagnait pas son père au travail, il ne sortait pas de sa chambre, au foyer ! C’est ce genre de personne. » L’acteur ajoutait lors de la sortie du film que Raddad était quelqu’un d’authentique car plein de simplicité. « Une forme de pureté, sans amour-propre », disait-il.
On découvre aussi un personnage fictif, Pierre-Emmanuel Vaugrenard, librement inspiré de Jean-Marie Rouart et qui est joué par Denis Podalydès. Son personnage conserve de Jean-Marie Rouart le tempérament parisien et une attitude de dandy. Un auteur qui a surtout envie de faire sensation en concevant un livre en forme de thriller.
Un film-biopic conçu pour défendre un homme simple.
