Sous l’angle de ces retrouvailles familiales – le motif de la rupture n’est pas vraiment clair- James Ashcroft propose une histoire qui ne manque pas de trous d’air, mais « fait » le job. Malgré le poids des ans, Robert de Niro est encore capable de se jeter dans la mêlée. Et surtout, notre homme sait, avec une belle économie d’énergie, faire passer un maximum d’émotions sans sur-jouer le moins du monde : on y décèle le père qui se sent coupable ; la colère d’avoir été rejeté ou encore l’envie de vengeance. Face à la détective, il ne joue jamais le flic blasé et revenu de tout, sans pour autant s’ouvrir facilement à elle.
Si la séquence finale n’est pas vraiment vraisemblable – on se demande comme le tueur de la nouvelle génération parvient à s’en tirer sans plus de dommages, sans parler de certaines victimes de ces attaques – si Michael Keaton en rajoute un peu dans les tics pour camper ce tueur sanguinaire et ironique, c’est la prestation de Robert de Niro qui fait vraiment la différence dans ce thriller qui sait se servir habilement des classiques du genre sans pour autant casser la baraque.
