Côté fanfare, il change de registre et montre comment, même dans ce groupe de bénévoles, des tensions peuvent surgir, des égos s’affronter. Cette musique sert en fait de trait d’union entre deux univers séparés par un fossé, symbole d’une forme de lutte des classes qui passe aussi bien sûr par l’accès à la culture. Un fossé qui est un temps symboliquement réduit par la prestation très touchante sans être mièvre de la fanfare au cœur d’un concert. À cet instant, le film retrouve l’atmosphère de vraie fraternité du cinéma de Ken Loach ou de certains opus du cinéma indépendant anglais. Une petite musique de la vie à ne pas manquer.
