Un monstre de légende

TV : sur TCM, JEUDI 6 AOÛT à 20H50

FRANKENSTEIN, de James Whale – 1h11 (1931)

Épouvante avec Colin Clive, Mae Clarke, Boris Karloff, John Boles

Score : 4/5

Le scénario

Henry Frankenstein est un jeune scientifique qui rêve de créer un être humain à l’aide de ses connaissances. En compagnie de son assistant Fritz, les deux hommes vont concrétiser ce dessein à partir de morceaux de cadavres mais l’expérience va tourner au cauchemar. En effet, le monstre à qui les savants ont greffé le cerveau d’un criminel, va échapper à leur contrôle et commettre plusieurs meurtres.

Mon avis –

Si Mary Shelley a créé le mythe du désormais célèbre Frankestein, c’est ce film qui a donné vie à toute la panoplie du genre, et ce grâce aux talents de l’équipe technique et des interprètes de ce récit d’épouvante. 1931 marque ainsi une date dans l’histoire du cinéma après que James Whale a découvert un comédien qui allait devenir mondialement célèbre sous le nom de Boris Karloff : William Henry Pratt. C’est Jack P. Pierce qui se chargea du maquillage de cette créature : le costume de Boris Karloff pesait près de 20 kilos, ce qui donnait un certain style à sa démarche, et des couches de coton étaient posées sur son visage pour le déformer et en faire le « monstre » que l’on connaît.

Même si, avec le recul, le film a pris quelques rides, semble parfois un peu kitch, il conserve toute sa puissance imaginaire, exploitant  avec talent les techniques expressionnistes de l’époque.  Pour l’anecdote, quelques copies originales avaient été légèrement colorées en vert, et vendues par le studio comme « la couleur de la peur ».

Pour ce passage à l’écran, James Whale a pris quelques libertés avec le roman d’origine. Ainsi, le monstre devient le personnage central du film. Quant à la créature créée par Henry Frankenstein, elle est aussi  différente et n’est plus un être humain en quête de compréhension, mais une espèce de zombie déshumanisé qui n’éprouve aucun sentiment.

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