Les impairs d’un père DJ

Côté dialogues, il a voulu intégrer à son histoire les véritables mots d’argot utilisés par les aficionados du Club Kids, ce qui confère une authenticité encore plus grande à cette description de l’underground. Le tout est renforcé par la présence de vrais clubbers de la communauté queer de la ville, comme Cara Delevingne ou Amanda Lepore.

Musique oblige, Jordan Firstman a composé la playlist du film en amont – on y retrouve aussi bien Ethel Cain que Massive Attack ou Rihanna (les droits pour Sex With Me ont été difficiles à obtenir). Cela permet à la bande originale de devenir un « personnage » à part entière de l’histoire et de la rythmer de bout en bout.

Avec le retournement final, à l’heure des choix de vie pour son fils – et malgré quelques longueurs dans les scènes de club – le film ménage quelques jolies surprises et raconte une histoire touchante de paternité dans un univers peu montré au cinéma. C’est le portrait inattendu d’un homme qui découvre un sentiment paternel alors que sa vie d’avant semblait à cent coudées de là.

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