Fidèle à ce combat, le cinéaste avait filmé en 1995 dans La Mémoire obstinée, les jeunes Chiliens stupéfaits de ce qu’ils découvraient devant le film. Et en 2010, année où le Festival de Cannes avait sélectionné son opus Nostalgie de la lumière – il y évoquait les séquelles de la dictature par le biais de l’astronomie – il déclarait à l’AFP : « La mémoire a sa propre force de gravité. Les États qui enfouissent leurs crimes passés sont à la traîne« .
À l’heure où le Chili s’est choisi un président fidèle à la mémoire de Pinochet, il faut saluer le combat cinématographique de ce grand documentariste. Et revoir ses films.
