À travers les témoignages d’anciens, on mesure à quel point il était urgent de recueillir leur parole, alors même que, dans leur jeunesse, on avait tendance à ne plus vouloir évoquer les blessures passées. Et c’est ainsi qu’on découvre l’histoire de cet étonnant coffret de bois construite par un prisonnier et qu’une jeune femme a conservée en prenant bien des risques. Des témoignages d’une grande simplicité qui confère à ce documentaire une vraie profondeur humaine, même si, avec l’appui de Frédérique Neau-Dufour, la référente historique, longtemps directrice du camp, la précision historique est bien présente et apporte bien des éléments de compréhension, sans pour autant tourner au cours didactique.
À travers ces témoignages, on mesure bien comment le traumatisme a aussi marqué les générations suivantes. Il est juste dommage que les remarques sur la route des déportés qui passait au cœur du village, ne deviennent un brin répétitives et n’alourdissent tous ces témoignages.
