Alors, la beauté du film repose sur cette relation toujours pudique et jamais larmoyante avec, en moment fort, la séquence punitive qui survient à la fin de l’histoire. On y découvre aussi la présence à l’image de Yolin François Gauvin, culturiste jurassien, triple vice-champion du monde et champion du monde en Grèce en 2008. Un culturiste jurassien de 58 ans que Roschdy Zem a croisé lors d’une compétition vétéran. Il soulignait : Après la compétition, je suis allé le voir en coulisses. Le scénario était en cours d’écriture mais j’avais déjà défini mon personnage comme taiseux, austère, et quand on s’est parlé pour la première fois, il m’a envoyé gentiment balader en me disant que le cinéma ne l’intéressait pas. Je me souviens avoir dit à un ami qui m’accompagnait ce jour-là : « Je crois qu’on a trouvé notre acteur ! ». Après cela, Yolin est retourné sur l’île de la Réunion et on s’est revus un an plus tard pour des essais. » Face à lui, Vincent Rottiers – qui avait repris une activité physique soutenue pour se maintenir en forme – réussit une composition juste de cet adolescent en quête de repère.
De son côté, Yolin François Gauvin, a trouvé juste l’approche du réalisateur : « Roschdy, en s’intéressant au bodybuilding, a réussi à en parler objectivement et il a su mettre en avant la souffrance des entraînements, au travers de la vie d’un bodybuilder. « Face à lui, Vincent Rottiers qui
Un film inattendu et touchant qui débute dans une atmosphère de polar.
