Et il est bien entouré, notamment de Florence Loiret-Caille qui signe une autre composition décalée avec ce personnage de jeune femme qui boîte et semble fuir toute histoire d’amour. Quant à Grégory Montel, il est cet éboueur pas vraiment à l’aise dans l’art de déclarer sa flamme.
Il y a de jolis moments poétiques dans cette chronique de perdants magnifiques qui tentent de survivre en marge de la société classique, le « couple » formé par Quentin Dolmaire et Kim Higelin est assez symbolique de ce groupe vivant en décalage.
Pour autant, il manque à la mise en scène de Alain Raoust, une forme de nervosité et d’audace pour conférer à ce film une vraie dynamique. Il manque aussi un peu plus de densité au scénario pour nous concerner vraiment. Certaines séquences sont touchantes, poétiques, mais l’ensemble manque vraiment de rythme.
