Sur le plan de la mise en scène, la réussite est aussi évidente. Paul Thomas Anderson s’est battu pour utiliser des caméras VistaVision (un format horizontal créé par Paramount dans les années 1950, et utilisé par Hitchcock sur Vertigo). De fait, l’image est très détaillée, fine, et donc idéale pour les projections IMAX. Côté réalisation Une bataille après l’autre illustre la puissance d’inspiration du cinéaste avec des moments forts comme la course-poursuite à travers un marché plein de monde : le réalisateur a tenu à jouer en décors réels avec des caméras portables pour capter le moindre mouvement des figurants et des cascadeurs. Le résultat est à la hauteur et le spectateur est immergé au cœur de l’action de façon intense.
Si la critique directe de l’Amérique profonde touche juste et que le divertissement est spectaculaire et efficace, le film manque néanmoins de nuances et certaines séquences finissent par devenir caricaturales, voire invraisemblables.
