Ce qui fonctionne toujours impeccablement dans ce film, c’est que Ladj Lay capte tous les personnages sans porter de jugement, tomber dans un quelconque manichéisme : le maire semble parfois jouer les éducateurs tout en étant un brin crapuleux ; les flics ne sont pas tout d’un bloc… Ainsi, avec un casting des plus solides, Les Misérables échappe à tout jugement définitif.
On ne peut « qu’essayer » dans un tel cadre de vivre ensemble, même s’il faut le faire comme un funambule sur son fil. Côté mise en scène, le film évite aussi l’inévitable BO remplie de rap et le montage façon clip : de facto, il renouvelle le genre du film-banlieue. Un premier passage au long métrage des plus convaincants.
