Pour autant, l’histoire ne tient qu’à un fil et, malgré la crédibilité de Rom Klementieff dans le rôle de Romy, on finit par se lasser de cette quête qui se termine par des séquences grandguignolesques. On a presque l’impression que la bande musicale permanente, signée Irèbe Dresel et Sizo (et écrite en amont du tournage) a pour seule fonction de mettre un peu de rythme sur les dialogues pas vraiment passionnants. In fine, cette BO devient presque éprouvante et soulante, tant tout est surligné à l’image.
Quant à Benoît Magimel, que l’on sait capable de jouer presque tout, il semble déconnecté avec le récit, aussi fatigué de jouer que son personnage traînant, de plan en plan, une vraie mélancolie de vie. En prime, son rôle de sauveur apparaît souvent comme peu vraisemblable, eu égard au contexte et à la bande à laquelle il doit faire face.
Paradoxalement les 1h53 mn que dure ce thriller semblent alors terriblement plus longues…
