TV : sur CINÉ+CLASSIC, JEUDI 11, à 20h50
QUAND LA VILLE DORT, de John Huston (1950) – 1h52
Drame policier avec Sterling Hayden, Jean Hagen, Louis Calhern
Score : 4/5
Le scénario
Doc’ Riedenschneider vient d’échaffauder un nouveau plan pour le cambriolage d’une bijouterie dont le butin s’élèverait à un million de dollars. Pour monter son coup, il engage Louis, briseur de coffres, le chauffeur Gus, Dix Handley comme homme de main et Emmerich afin de financer l’opération. Celle-ci se déroule d’abord comme prévue, mais plusieurs petits détails et le comportement de chacun vont venir gripper la machine…
Mon avis –
Un classique du film de « casse » à voir et à revoir, tant c’est un grand opus noir et un grand film de gangsters.
Dans la première partie, on assiste à la description minutieuse de la préparation de ce vol, et la gestuelle, servie par les cadrages serrés, a d’ailleurs inspiré Jean-Pierre Melville dans Le Cercle rouge. Ce qui fait ensuite la différence, c’est la manière dont John Huston décrit une société qui est en fait aussi corrompue, l’hypocrisie en plus, que les braqueurs. Et c’est là que le film est une vraie réussite : Huston signe une somptueuse galerie de personnages qui sont tous d’une grande complexité, et parfois même attachants, alors qu’en parallèle, le commissaire, suffisant et doctrinaire, n’a rien de sympathique.

