Les démons sur l’île

CINÉMA : MERCREDI 6 MAI 2026

MI AMOR, de Guillaume Nicloux – 1h51

Thriller avec Pom Klementieff, Benoît Magimel, Freya Mayor

Score : 1/5

Le scénario

Romy, accompagnée de son amie Chloé, se rend aux Canaries pour mixer lors d’une soirée techno. Au petit matin, son amie a disparu. Aidée de Vincent, le patron du night-club, Romy se lance à la recherche de Chloé…

Mon avis –

Une disparition, celle de Chloé, une jeune femme à la flamboyante crinière rousse, pousse son amie au bord de la folie dans une île au demeurant solaire : tel est le condensé de l’histoire. Avec cet opus, Guillaume Nicloux utilise les décors – apaisants a priori et symbole de belles vacances -de cette île des Canaries pour y situer un thriller musical en forme de cauchemar éveillé. Petit à petit, Chloé se prend à suspecter tout le monde de la disparition de son amie et semble au bord de la crise de nerfs.

Indéniablement, Guillaume Nicloux rentabilise les décors de l’île pour y programmer les errances de cette disc-jockey, d’une boîte de nuit branchée en la promenante des paysages plutôt désertiques aux chambres aseptisées des hôtels qui pullulent, en passant par une réserve d’animaux sauvages. Il souligne : « Une atmosphère singulière y est naturellement présente. Pas seulement sur le plan géographique, son pic rocheux le Roque Nublo est évidemment unique et impressionnant, mais c’est l’abondance de contraste qui me frappe le plus. Tourisme concentré et désertification, mer et montagne, soleil et vent, forêt de pins et roche volcanique. »

Jouant sur une image volontairement « dégradée » il a filmé avec un procédé infrarouge permettant d’altérer l’environnement sans dénaturer la carnation des visages – Guillaume Niclous fait rapidement basculer l’histoire vers une atmosphère presque fantastique, renforcée par l’histoire de la secte solaire qui réunit quelques vrais allumés dangereux..

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