La route, c’est la vie ?

De fait, il raconte bien la difficulté de vivre quand on élève un enfant handicapé (ici trisomique et autiste) : de fait, Ester et David doivent fuir les vacances avec leurs amis dont l’une des fillettes ne « veut plus » de David en leur compagnie. Au fil de la route, on mesure comment, malgré l’amour très fort que porte Ester à son fils, elle doit tout lui sacrifier : vie sentimentale, vie sociale… L’irruption de Zuza change la donne car la jeune routarde considère, elle, David comme un adolescent banal. Pour Ester, cette rencontre est un moyen de retrouver un mode de vie presque « normal » et d’échapper un peu au poids du quotidien.

Et, à cet égard, la Calabre, lieu de destination du trio, symbolise bien un territoire libre, sans normes, même si la découverte de l’enfant handicapé mettra un terme à l’histoire d’amour d’Ester et d’un propriétaire terrien.

Ce récit touchant repose, outre un casting parfait, sur une mise en images soignées alors même que la réalité n’a rien d’idyllique. Un simple jeu avec l’arrosage automatique d’un champ permet à la cinéaste de jouer sur des jeux de lumière poétiques qui tranchent avec la dureté du quotidien d’Ester et David. Alors, même si le film souffre de quelques baisses de rythme, on ne peut qu’être ému par un tel voyage vers le Sud et la relation forte vécue, contre vents et  marées, entre cette mère et son fils.

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