Un train de fantasmes

Le tout étant abordé sur le ton de la comédie et de l’humour noir. « Je pense que la comédie vous donne l’opportunité de traiter de sujets graves et sérieux tout en vous laissant la liberté de choisir la forme, que ce soit une satire, une critique ou une défiguration de la réalité… » souligne Aritz Moreno.

Si le cinéaste fait montre d’une maestria certaine dans la mise en scène, dans la rythmique de son histoire, s’il créé un univers à la Wes Anderson avec des couleurs parfois criardes et des tenues improbables comme les vestes du psy, sans oublier les maquillages, Aritz Moreno finit par passer à côté de son sujet en accumulant trop d’effets, en surlignant bien des séquences. Pour provoquer, il faut savoir aussi montrer de manière moins frontale, jouer sur l’ellipse. Malgré de vraies qualités formelles, son premier opus finit donc par lasser.

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