« L’Exorciste » perd son créateur

Disparition

Mort à 87 ans, le réalisateur américain William Friedkin, oscarisé avec le film French Connection en 1972, demeurera celui qui a conduit le film d’horreur jusqu’aux oscars avec l’incontournable Exorciste. Hommage

Admirateur d’Orson Welles – sa découverte de Citizen Kane, vu cinq fois dans la même journée, fut déterminante pour sa vocation – d’Antonioni et de la Nouvelle Vague, William Friedkin avait tout pour s’orienter vers le film d’auteur. Il passera finalement à l’action. Et restera un homme aimant provoquer lui qui avait dit  : « Les deux personnages les plus intéressants de l’histoire mondiale sont Jésus et Hitler».

Deux cartons cinématographiques ont fait de lui le cinéaste reconnu des années 1970. French Connection d’abord, basé sur un réel trafic de drogue entre Marseille et New-York en 1971. Ce film qui témoigne d’une crise morale de l’autorité aux États-Unis et montre un flic aux méthodes peu catholiques reçut une pluie d’Oscars (film, scénario, mise en scène et interprétation pour Gene Hackman). Et la scène de poursuite en voiture, spectaculaire à souhait, tournée sans autorisation, où Jimmy Doyle (Gene Hackman) roule à fond la caisse en poursuivant une rame de métro aérien aura une influence certaine sur la façon de mettre en scène les futurs polars. Ce film sera salué aussi bien par Akira Kurosawa que par David Fincher.

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