L’hommage à ces Poilus oubliés

L’atout du film repose sur la volonté du cinéaste de s’adresser à un large public. Avec Olivier Demangel, son coscénariste, ils ont travaillé six mois leur histoire, en repartant souvent à zéro pour trouver ce juste équilibre et décrire le quotidien de ces hommes qui se battent pour rester des êtres humains dans un univers de feu et de sang.

Si le film souffre parfois d’un budget un peu serré, il parvient à rendre un hommage fort à ces tirailleurs sénégalais et Omar Sy, notamment, signe une composition généreuse et touchante, ce qui rend ce passé très vivant. Pour l’occasion, Omar Sy a pu jouer en langue peule et souligne : « Il n’était pas question de jouer un Français avec un accent, je ne me voyais pas faire cela. Je pensais que c’était mauvais pour le film. Je trouve qu’avec ce que l’on raconte sur le plan historique, émotionnel, il faut être exigeant. Donc le choix de jouer en langue peule, langue que je parle, était déterminant. »

Un beau film sur le devoir de mémoire.

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