« Impossible, c’est la définition d’un événement jusqu’au moment où il se produit » lance le prévenu au magistrat au cœur d’un interminable interrogatoire. La force du film repose surtout sur le duel à fleuret moucheté entre Enzo et le magistrat. Une fois de plus, Swann Arlaud parvient à faire une composition subtile de l’homme de loi, sans jamais forcer le trait, affichant un calme étonnant face à un prévenu économe de ses mots et qui prend le temps de répondre aux questions d’un juge très tatillon, cultive le goût du silence et des aphorismes. Face à lui, l’acteur italien Fabrizio Bentivoglio, moustache de neige et regard profond, incarne un ancien militant qui fait face, sans jamais manifester la moindre émotion, les démons du passé. Et s’évade par une correspondance à son amoureuse .
Même si le résultat est parfois un brin didactique, le choc entre ces deux personnalités est fort. Et ce téléfilm a reçu le prix du Meilleur unitaire au festival de La Rochelle 2026.
