L’esprit de vengeance

Certaines séquences ont marqué les esprits comme celle, suggérée de manière très inventive, de la langue coupée. Quant à la musique, le réalisateur a misé sur l’excès pour renforcer le côté oppressant de la mise en scène. Il justifie la chose en disant : « La musique est sans cesse présente dans le film, ce qui signifie le temps insaisissable qui coule sans arrêt. »

Cette quête existentielle doublée d’une histoire de vengeance qui ne manque pas d’inventivité a révélé le talent d’un cinéaste qui ose frapper fort. Ce film lui valut le Grand Prix du jury au Festival de Cannes l’année de sa sortie. La Palme d’or revenant à deux voix près du documentaire Fahrenheit 9/11, de Michael Moore.

Votre commentaire