Il parle également avec justesse des comédiens « du milieu » (Anne Marivin), ceux qui ne sont pas « les » stars, qui doivent accepter tous les rôles, même ceux dans une série (éternel débat des rôles au cinéma et ceux à la télévision – même si les séries ont acquis leurs lettres de noblesse depuis), uniquement pour payer les factures et manger.
Enfin, les stars elles-mêmes ne sont pas épargnées, il souligne leurs caprices (Sandrine demande à une assistante de lui « râper » son pull dans lequel elle a trop chaud). Son coup de maître est certainement la scène (la plus jubilatoire) entre Sandrine Kiberlain et son agent (Pierre-François Garel parfait pour l’occasion), qui la remet tout de suite en place en lui assénant qu’elle est hors-sol, et de citer les frères Dardenne, pour lesquels elle ne jouera jamais ! Et finalement, personne n’est à l’abri qu’une star plus en vogue ne soit préférée à une autre comme en témoigne la scène avec Diane Kruger. Question de chance ! Bref, tout le cinéma français y passe (et c’est croustillant !), sans oublier les réalisatrices tyranniques : la scène avec Emmanuelle Bercot est, à cet égard, exemplaire.
Restera une belle histoire d’amitié, assez inattendue et quelque part intéressée des deux côtés, ponctuée de dialogues savoureux pour ne pas dire très drôles.
Il y a enfin l’hommage rendu à Bernard Verley, disparu le 27 septembre dernier, qui, pour sa dernière apparition sur grand écran, interprète le père de Corinne Maclou.
Véronique Regoudy-Bazaia
