Dans ce premier film en langue anglaise (on se souvient de Tesnota – Une vie à l’étroit, en 2017 qui avait marqué la catégorie Un Certain Regard), Barry Keoghan campe avec une belle maîtrise Azik, qui a bien du mal à se déclarer face aux jeunes femmes, à s’affirmer tout en faisant montre d’une belle maîtrise dans son entraînement de lutteur. Et dont les rêves d’avenir se heurte au poids du quotidien.
Un peu à la manière d’un James Gray, Kantemir Balagov sait utiliser avec brio l’univers de cette communauté isolée pour créer une atmosphère singulière avec, en prime, la présence poétique du pélican qui vient rompre l’univers très réaliste et violent de l’histoire ou l’évocation de cette confiture qui a inspiré le titre du film. Une dureté de vivre qui est parfois atténuée de séquences inattendues comme celle de la danse traditionnelle.
Une fable intimiste tragique, d’une indéniable beauté formelle.
