Si le film est bien joué – Julien Gravenhenrich parvient de manière étonnante à faire passer une infinité d’émotions sur son visage et Luca Marinelli est très juste dans la peau de ce père perdu devant l’irruption de cette fille « oubliée » – la première partie de l’histoire a un peu de peine à décoller et les errances de Léo tournent un peu en rond sur la plage abandonnée balayée par le vent. Le film prend un autre rythme dans la dernière partie où la cinéaste filme le choc de la rencontre entre les deux sœurs, alors que la nouvelle compagne de Paolo, n’est pas au courant de l’existence de Leo et vit une crise de couple avec son compagnon. Ce qui créé une tension supplémentaire. L’émotion est alors au rendez-vous sans que le film ne sombre dans un pathos de bon aloi.
