In fine, ce documentaire montre bien la difficulté d’être quand un lieu est presque vécu comme un piège pour ceux qui y ont consacré leur vie et comme un motif de lutte pour le préserver, comme le montre le personnage d’Elisa qui tente de relancer la vénérable institution. Symboliquement, la caméra saisit aussi les séances de gymnastique d’un des frères qui passent son temps libre à s’entretenir physiquement comme s’il pouvait lutter contre les atteintes du temps. Et dans cette lutte contre le temps, la musique est en première ligne avec l’univers du « liscio », ce style de musique venu de Romagne et qui a fait les heures de gloire du clan.
Captant bien la poésie teintée de mélancolie du quotidien familial, au prix parfois de quelques redites, Arcobaleno nous fait ressentir au plus près ses rêves familiaux et ce désir ne résister aux atteintes du temps et aux soucis économiques d’un monde qui est cruellement balayé par la « modernité ».
