À travers le personnage de Nafisa – jouée avec finesse par Mihad Murtaga, rayonnante et volontaire – ce drame aborde de façon subtile des thèmes aussi différents que le colonialisme, l’autoritarisme familial ou l’excision, abordée ici avec une grande délicatesse.
Sur le plan de la mise en scène, Suzannah Mirghani sait suivre ses personnages au cœur de paysages naturels magnifiques, mais, à cause de la guerre embrassant son pays, elle a dû reconstruire le Soudan dans la banlieue du Caire. Et elle fait enfin une utilisation très fine de la musique, qui symbolise bien, avec les chansons, un exutoire dans la vie quotidienne pour ces jeunes femmes, dont la vie est en permanence sous contrôle.
