Un père qui se venge

Mais, ce qui fait indéniablement la force de cette histoire, c’est le choc de deux grands acteurs : face à un Jean Yanne, plus détestable que jamais, Michel Duchaussoy campe un homme calculateur et froid, mais auquel on finit par s’attacher dans un tel contexte. Évoquant son personnage, Jean Yanne disait : À la 1ère image, j’écrabouille un petit garçon de 8 ans, donc ça supprime tout comique troupier. C’est un beau rôle parce que le type ne fait vraiment rien pour s’excuser et il n’y a rien dans l’histoire qui puisse l’excuser. » On découvre aussi à la fin du drame Maurice Pialat qui campe le commissaire perspicace qui est sur le point de confondre Michel Duchaussoy.

Les dialogues font mouche, la caméra ne manque aucun des retournements de situation : du grand Chabrol. Pour l’anecdote, on découvre au générique deux noms de futurs cinéastes : Jacques Fansten (qui réalisera La Fracture du myocarde en 1990) et surtout celui de Claude Zidi,  crédité ici comme cadreur, futur réalisateur de comédies populaires. Il a tourné neuf films avec ClaudeChabrol.

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