Du côté de Rone, Valentin Paoli lui a fait découvrir Songs of the Humpback Whale, de Roger Payne où l’on trouve les premiers chants de baleine à bosse enregistrés.
Le film repose sur beaucoup d’attente car il n’était pas question de créer du désordre sous-marin et le doc montre bien que c’est la baleine qui reste maître du jeu en décidant ou pas de répondre à l’invitation sonore. Cela peut frustrer un public désormais habitué à ce que tout aille vite. On s’inscrit ainsi dans la tradition du documentaire qui prend son temps, comme le fit un Vincent Munier récemment avec La Panthère des neiges. De même, Valentin Paoli filme de manière simple, presque ascétique, pour montrer la profondeur de son expérience. Cette tentative de dialogue entre l’animal et l’homme exige de laisser du temps au temps. C’est aussi une approche inattendue d’un musicien moderne et techno tel que Rone. Où l’on découvre comment se construit, pas à pas, de manière artisanale, un morceau de musique électro, en mariant différents univers sonores.
Un voyage aussi musical que poétique.
