Une jeune femme en pleine galère

Le défaut du film tient au mélange de plusieurs régimes narratifs, sans parler d’intermèdes de pure comédie (dans la bijouterie notamment), ce qui finit par perdre un peu le spectateur devant tant de pistes qui ne sont pas toujours exploités à leur terme. Il y a pourtant des moments plus forts comme celui des plaques rouges qui surgissent sur le corps de Shana quand elle se voit contrainte de tenter la prostitution.

On a parfois alors l’impression que la cinéaste est si fascinée par son modèle – qui a un vrai tempérament et un indéniable bagout – qu’elle finit par ne plus avoir la distance suffisante pour maîtriser son récit de bout en bout et qui finit pas sembler fort décousu.

Laisser un commentaire