En prime, par le truchement de moments de rêve, Amel Guellaty ménage quelques sqquences non dénuées de poésie : que ce soit celle de « lévitation » dans la boîte de nuit branchée (qui suggère aussi les orientations sexuelles de Alyssa) ou celle, plus ironique, où des amis riches les reçoivent à la table familiale et apparaissent soudain avec des têtes de… cochons.
Si la réalisation de ces séquences est parfois un peu sommaire, l’odyssée de ces amis est un portrait émouvant de cette jeunesse tunisienne qui cherche à aller au bout de ses rêves, alors que le quotidien n’a rien d’exaltant. Malgré son désir de ne pas faire de vagues, Mehdi s’en rend compte quand les résultats du concours « tombent », témoignant de certaines magouilles entre clans puissants. Ce qui va provoquer leur colère.
Un film non dénué de fraîcheur avec une chute qui laisse une -petite- place à l’espoir et qui permet de découvrir le jeu subtil de Eya Bellagha, bien accompagnée de Slim Baccar.
