Dévoilant par fragments le passé dramatique de cet avocat brillant, Paolo Virzi signe un film subtil qui se garde bien d’asséner des vérités et montre bien les fêlures de ses personnages et la difficulté de vivre en conformité avec le monde comme il va. Il est aussi bien question d’éducation, de handicap que de maternité différente et de vie en communauté avec, en prime, la présence de Giuliana, cette femme mystérieuse et malade, proche d’Adriano, et qui en éclaire les failles.
Bénéficiant du très beau travail photographique de Luca Bigazzi. l’histoire joue admirablement du décor du village de Ceri, au cœur de la campagne Toscane et de ses couleurs. Il y a en prime une très belle séquence de vendanges à l’ancienne dans une grande salle de la propriété qui suscite la convoitise de promoteurs.
Avec des personnages, tous crédibles, de belles scènes chorales où l’on perçoit mieux des personnages qui ne sont jamais lisses, ce beau film aborde de manière subtile la famille, la parentalité, et la vie quotidienne dans sa douce complexité…
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