En prime, la relation entre le compositeur et la jeune violoniste talentueuse apporte une touche supplémentaire à ce drame qui décrit bien la terrible situation des jeunes filles à ces époques d’une Venise toute puissante. Avec cette institution religieuse vénérable qui sert de cynique agence matrimoniale et qui garde, dans des volumes reliés, trace des origines de ses pensionnaires avec un système de cartes coupées pour le cas où sa mère veuille un jour la retrouver..
Revisitant une période peu documentée de la vie du maestro, utilisant à merveille les silences, ce qui renforce l’intensité dramatique, ce film ne magnifie pas la vie d’un artiste célébré par Venise et évite une vision de carte postale de la Cité des Doges. Avec, en prime, une séquence aussi inattendue que réussie : celle où, en présence du roi du Danemark, les nobles jouent une séquence aussi lugubre que magistrale. En décrivant un monde au bord de la décomposition derrière le vernis aristocratique.
