Des chants de liberté

Il est amusant de savoir que pour la scène Hare Krishna, Milos Forman a fait tourner de vrais bouddhistes qui se sont  mis en colère en sachant qu’il devait prononcer le mot de « marijuana », alors que leur religion le leur interdisait. Comme la production a tenu bon, il a fallu recruter de faux bouddhistes pour tourner les fameuses scènes. Pour la petite histoire musicale : Madonna et Bruce Springsteen ont auditionné tous les deux pour un rôle dans Hair.

Très différent de la version théâtrale, le film de Forman, même s’il est parfois daté dans certaines situations ou l’atmosphère hippie, conserve toute sa force subversive et témoigne bien du climat de l’époque et dont la façon dont la jeunesse joue sur les provocations pour secouer le cocotier.Comme il montre bien comment la musique fut une indéniable vecteur de cette révolte. Une manière aussi pour Forman de décrire un pays, lui qui avait longtemps vécu dans un régime communiste, dans lequel, malgré certaines représailles, il y a une certaine liberté d’expression. Pour autant, il ne passe pas sous silence les sujets qui fâchent, tel celui du racisme ambiant face aux représentants de la communauté noire, la toute puissance du patriarcat…

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