En immersion dans la fosse

De fait, en laissant ouverts 90 micros à chaque prise, captant le son comme pour un enregistrement d’un disque, il a pu, ensuite, au montage et au mixage, fabriquer un mixage en fonction de l’image et surtout de l’endroit où la caméra se trouve dans l’orchestre. Ainsi, on perçoit exactement comment les violons « entendent » les autres musiciens, comment les cuivres ont du mal parfois à percevoir les modulations des cordes. Et le fait de faire commenter des prises par certains musiciens apporte une foule d’informations pour tout amateur de musiques.

In fine, ce documentaire brillant montre de façon claire comment le chef d’orchestre permet de réunir tous ces musiciens et met une grande énergie pour aplanir certaines tensions. C’est aussi, comme le prouve la séquence de l’audition du deuxième violon, comment la vie dans un orchestre exige de mettre en sourdine son égo pour soutenir le collectif et accepter l’autre.

Un film visuellement brillant avec une caméra d’une extrême mobilité et un document passionnant de bout en bout pour toute personne qui s’intéresse à la musique..

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